Les derniers chiffres de l’INSEE (OF du 17/01/07) révèlent que la ville de Lorient ne compte plus que 58 300 habitants ; soit une perte de 889 habitants depuis le dernier recensement de 1999, perte médiocrement compensée par la croissance démographique de certaines communes de l’agglomération. Lors des vœux de l’AUDELOR et de Cap l’Orient prononcés par Norbert Métairie, pas un mot sur ces chiffres inquiétants, mais une certaine auto satisfaction sur la création d’emploi. Il faut croire que la situation démographique de la commune ne préoccupe pas les équipes en place. Et pourtant ! Les enjeux sont d’importance, ils sont vitaux. Lorient et le pays de Lorient ne vivent pas dans un « isolat statique ». Bien au contraire ils sont continuellement en compétition avec d’autres villes, d’autres communautés de communes, qui ne sont pas disposées à s’en laisser compter (Vannes et Quimper par exemple). Dans ce climat de concurrence pour l’obtention et/ou le financement de grands équipements, comment l’agglomération pourra-t-elle tenir durablement son rang, si son poids démographique s’effrite tant en valeur relative qu’en valeur absolue ? Depuis 1975, la population de Lorient est passée de 69 770 à 58 300 habitants soient 11 470 habitants perdus. Voilà 10 ans la ville délaissait son statut de troisième ville de Bretagne, au profit de Quimper. Et maintenant Lorient est talonnée par Vannes. Malgré cela, notre agglomération reste toujours la troisième de Bretagne, mais pour combien de temps encore ? D’autres villes, comme Saint-Malo et Brest, sont dans la même situation. Mais tandis qu’à Lorient le sujet est « tabou », à Brest les responsables n’ont pas les même pudeurs, majorité et opposition se sont saisies du problème pour en chercher les causes, imaginer des remèdes et prendre les mesures adéquates.

      ………..A suivre……….

(1)Ce n’est pas trahir Jean Bodin (1530-1596) que de moderniser sa formule « il n’est de richesse que d’homme » .